Ayant constaté qu’avec des couverts Biomax il y avait moins de mauvaises herbes , ils mélangent maintenant leurs cultures comme par exemple :
Colza avec plantes gélives
Colza ou navette et sarrasin (double récolte)
Moutarde sous couvert de trêfle (double récolte)
Blé et vesce en mélange...
La journée est réservée aux adhérents Base ( possibilité de prendre sa cotisation sur place ). Pour plus d’infos et connaitre le lieu de rendez vous , contactez Philippe Pastoureau au 06-17-14-82-45 ou lui envoyer un mail
Voici le compte rendu de la journée
02-04-2009 : Visite dans le Loir et Cher chez 2 pionniers de l’Agriculture de Conservation , qui ont déja mis en route une agriculture "écologiquement intensive" . Voici un résumé des différentes réactions d’agris présents lors de la journée :
Nicolas Duboust : Il n’y a rien de tel que de voir sur le terrain ce que l’on a pu lire ça et là. J’élirais ROTATION comme mot du jour, en effet à chaque problème rencontré, désherbage, maladie (problème que la Chimie se propose de régler à notre place) la solution passe par une rotation assez longue mais surtout diversifiée. Le petit truc en plus chez ces gars , c’est qu’ils poussent la méthode jusqu’à faire deux récoltes pour un semis chez l’un , et 7 récoltes en 4 ans chez l’autre :
Maïs grain / Colza / Blé / Millet roux / Orge d’hiver / Sarrasin / Pois d’hiver.
C’est possible entre autre parce que le sol n’est pas retourné : pas de perte d’eau ni de temps.
Chez Fred Thomas l’arrêt de la charrue a redonné une qualité agricole à sa terre ingrate : du sable posé sur une couche d’argile elle même sur de l’eau. Le "remuage " du sol avait crée une semelle empêchant les racines d’atteindre l’eau si nécessaire en pleine croissance des plantes. C’est chose faite maintenant , le maïs retrouve sa place. La couverture du sol a aussi bien développé la porosité du sol et permet de passer des hivers plus sains, l’eau s’infiltre. On en viendrait à envier leur terres , enfin les leurs pas celles de leurs voisins qui font la mauvaise réputation de la Sologne trop humides l’hiver trop sèches l’été. Enfin, merci à nos hôtes pour nous avoir ouvert leur cerveau et fissuré le notre."
Sébastien Paineau :" Effectivement encore une belle journée, chargée, mais très enrichissante. Le genre de tour de plaine qui nous fait passer par tous les sentiments. Tout d’abord la stupéfaction de voir en vrai les résultats obtenus, grandeur nature, d’essais improbables pour le commun des mortels. Mais enfin, tu te dis l’important est de bien comprendre ce vers quoi il faut se diriger pour demain avoir des résultats qui tiennent la route et aller plus loin dans l’agriculture de conservation."
Je ne ferais pas de résumé, il faut vraiment être présent sur le terrain pour comprendre le degré de technicité des agriculteurs qui nous ont ouverts leur porte. C’est tout simplement stupéfiant de voir la capacité d’analyse qu’ont toutes ces personnes et leur capacité à mettre en oeuvre les observations qu’ils font. C’est la suite logique à tout le travail effectué depuis des années. Les trois agriculteurs visités ont compris depuis longtemps qu’il fallait redonner au sol toute sa place. Ils ont su se donner les moyens et aujourd’hui le résultat est là : ça fourmille de vie, le volant d’autofertilité est en route, ... Le respect des trois piliers de l’agriculture de conservation ont permis d’aboutir à un sol vivant.
Une fois ceci acquis, ces agriculteurs ont encore franchi un cap et pratiquent aujourd’hui une agriculture écologiquement intensive. Cela se traduit par des applications de chimie qui sont réduites à leur plus stricte minimum, des récoltes supplémentaires, une production importante de biomasse et donc un captage de carbone en proportion, ...
Maintenant, c’est à chacun de copier la démarche, en l’applicant avec les propres atouts et contraintes de son système. Ca veut dire multiplier les essais chez soi (sans rentrer dans des mises en oeuvre trop lourdes à gérer), pour trouver son équilibre et faire progresser son système. La voie nous a été ouverte par tous ces agriculteurs qui n’ont pas attendu qu’on leur dise comment faire pour avancer et aujourd’hui avoir toujours une longueur d’avance."
QUELQUES IMAGES DE LA JOURNÉE
CONTACTS :
BERLU Frédéric
41230 GY EN SOLOGNE
T. 06 81 19 63 83
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